

Labyrinthes (2009)
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« Malajube a choisi avant tout de construire un album solide, uni par un seul univers sombre et tourmenté. En aucun moment le groupe ne déroge de sa ligne directrice. Ce n’est pas du progressif (bien qu’on y retrouve d’apparentes influences), mais ça se tient d’un bout à l’autre. Chaque chanson est mise au service de cet album. Surtout, le quatuor démontre ici une qualité de composition digne des grands de la planète Musique. On reconnaît pourtant bien la signature de Malajube dès le titre d’introduction, Ursuline. Mais le segment instrumental en final, orné de choeurs qui semblent tout droit sortis d’outre-tombe, nous mène vers un monde ténébreux qui dictera bien la suite de cet ambitieux projet. Les dix compositions renferment certes quelques soubresauts pop (Porté disparu, Luna), mais aussi de véritables explosions rock, comme on peut l’entendre dans 333 et Les Collemboles. Mais ce rock, il est mené par des arrangements riches et une réalisation tout en finesse cosignée Pierre Girard, également responsable de la prise de son et du mixage. La lourdeur des mélodies, qui se rapprochent parfois du métal, ne repose pas nécessairement sur des guitares corrosives, mais bien sur une ambiance lugubre donnée à l’oeuvre. La très imposante Cristobald, en conclusion, en est un exemple probant.» (Philippe Renaud, Rue Frontenac)

Contrôle (2009)
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Enregistré par Pierre Girard
Mixé par Malajube
Matricé par Ryan Morey
Sérigraphié par Alice Jarry
Illustration: Virginie Parr

Étienne d’Août (2007)
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Un maxi de Malajube, avec plein de surprises et de rebondissements, et même un « happy ending »! Le tout s’ouvre avec une adaptation d’Étienne d’août, une des chansons-phares de l’album Trompe-l’oeil en version « plus de piano, et plus d’arrangements vocaux, s’il vous plaît! » Puis, on retrouve aussi un excellent « remix banger » (rien de moins !) de Fille à plumes, déjà assez décapante dans sa version originale. Mais quoi encore? De l’inédit! Du jamais vu! On découvre la chanson M. Pupille, qui ne se retrouve sur aucun album de Malajube. Et en guise de conclusion détente, Étienne d’août en mode Elton John! Cette version, d’ailleurs renommée Elton d’août, mettra plein d’amour dans le coeur des mamans, avec ses arrangements de cordes et ses harmonies orchestrales.

Trompe-l’œil (2006)
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«Loin de marquer le déclin habituellement associé aux deuxièmes albums, Trompe-l’oeil voit Malajube repousser ses limites. Sur le plan mélodique, d’abord : Pâte filo, Étienne d’août et, surtout, Ton plat favori sont des tubes pop irrésistibles. Côté arrangements et habillage, c’est le buffet chinois: ambiances psychédéliques par-ci, riffs sabbathiens quasi métalliques par-là, invités de marque (Pierre Lapointe, Loco Locass, Simon Proulx des Trois accords), rythmes dansants. Et finalement, ces influences prog décantées avec finesse, au profit d’habiles croisements qui constituent les meilleurs moments de l’album. Le seul groupe francophone à pouvoir se mesurer avantageusement aux grosses pointures internationales hausse drastiquement les standards en matière de rock local. Eh oui, encore.» 4.7/5 (OL, Nightlife)

Le Compte Complet (2004)
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« Enfin, un bon disque d’indie-pop en français! Correction: un très bon disque d’indie-pop en français! Le compte complet ne dure même pas trente minutes, mais on a amplement le temps d’y découvrir un univers, une vision sans pareil avec ce que le rock québécois nous avait apporté jusqu’à maintenant. Grosse influence emo, donc un son aux accents américains, mais le quatuor montréalais parvient à ré-apprêter ses emprunts à Fugazi ou à Modest Mouse de manière hautement personnelle et indéniablement locale. Ça tient beaucoup aux textes nerveux, sensibles et éclatés du chanteur Julien Mineau. Mais c’est surtout la qualité et l’originalité des arrangements, l’énergie pure et juvénile qui s’en dégage ainsi que la quantité de tubes irrésistibles que Malajube peut enfiler en si peu de temps qui épate, sur ce premier album. Comme si les Vulgaires Machins des premières heures et les Unicorns se rencontraient pour signer le meilleur album de rock francophone depuis des lustres. »
(OL, Nightlife)